• ESCALE A UTOPIA

     

    Bienvenue à Utopia,

    Connaissez-vous ce pays-là ?

    Si oui, je n’ai rien à vous apprendre,

    Si non, mes écrits, allez-vous les comprendre ?

     

    Avoir une nuit sans Lune,

    C’est comme un désert sans dunes,

    C’est comme un sorcier sans ses runes,

    C’est comme un journal sans sa une !

     

    Voir un ciel sans étoiles,

    C’est comme un peintre sans sa toile,

    C’est comme un bateau sans ses voiles,

    C’est comme un voyageur sans ses malles !

     

    Voir un navire sans marin,

    C’est comme un jour sans lendemain,

    C’est comme une histoire sans fin,

    C’est comme une auréole sans son saint,

    C’est comme une puce sans son chien,

    C’est comme une balle de paille sans foin,

    C’est comme un silo sans grains,

    C’est comme un endroit sans chemin,

    C’est comme le Mal sans son Bien !

     

    Avoir un Univers sans notre Terre,

    C’est comme le Paradis sans son Enfer,

    C’est comme un rapace sans serres,

    C’est comme des lunettes sans verres,

    C’est comme un enfant sans sa mère,

    C’est comme une paie sans salaire,

    C’est comme un orage sans tonnerre,

    C’est comme une planète sans atmosphère !

     

    Voir une mer sans île,

    C’est comme une aiguille sans fil,

    C’est comme une radio sans piles,

    C’est comme des paupières sans cils !

     

    Ne pas voir la lumière du jour,

    C’est comme le mot «jamais» sans son «toujours»,

    C’est comme un être vivant sans amour,

    C’est comme un château sans ses tours !

     

    Voir un matin sans brouillard,

    C’est comme une mare sans ses canards,

    C’est comme un feu d’artifice sans pétards,

    C’est comme un cou sans foulard !

     

    Avoir une cheminée sans feu,

    C’est comme un centre sans son milieu,

    C’est comme un prêtre qui ne croit pas en Dieu,

    C’est comme une tête sans cheveux !

     

    Entendre un orchestre sans musique,

    C’est comme une salle sans acoustique,

    C’est comme une chevauchée pas très fantastique,

    C’est comme un point d’eau sans moustiques,

    C’est comme une batterie sans rythmique,

    C’est comme un mur sans briques,

    C’est comme un gouvernement sans politique,

    C’est comme une fleur en banal plastique !

     

    Voir un temps gris sans pluie,

    C’est une terre sans vie,

    C’est comme un drap sans plis,

    C’est comme une chambre sans lit,

    C’est comme un chant sans mélodie,

    C’est comme une folle cacophonie,

    C’est comme un pain sans mie,

    C’est comme un sort sans magie !

     

    Vouloir une planète sans enfants,

    C’est comme un magasin sans clients,

    C’est comme un architecte sans ses plans,

    C’est comme une biche sans son faon,

    C’est comme un cœur sans battements,

    C’est comme une tempête sans vent,

    C’est comme un collier sans diamants,

    C’est comme un parc sans bancs,

    C’est comme une bouche sans dents,

    C’est comme un monde sans océans !

     

    Et tout çà sort de mon cerveau,

    Pour continuer mes impros,

    C’est une drôle de comédie,

    Que çà en deviendrait de la folie !

     

    Voir une ruche sans abeilles,

    C’est comme «Le Cid» sans Corneille !

     

    Vivre dans une maison sans toit,

    C’est comme une année sans mois !

     

    Découvrir un village sans âmes,

    C’est comme un feu sans flammes !

     

    Avoir une limousine sans chauffeur,

    C’est comme un été sans chaleur !

     

    Regarder un chevalier sans armes,

    C’est comme un visage sans larmes !

     

    Faire une promesse sans baiser,

    C’est comme un rêve qu’on fait éveillé !

     

    Voir un train sans rails,

    C’est comme un tricot sans mailles !

     

    Visiter une savane sans lion,

    C’est un jeu de dames sans pions !

     

    Jouer sur un piano sans touches,

    C’est comme un pêcheur sans mouches !

     

    Avoir un marteau sans enclume,

    C’est comme un oiseau sans plumes !

     

    Je pourrais encore en faire des rimes,

    Afin de faire sourire ma déprime,

    Mais il faut bien que j’arrête ce délire,

    Sinon, çà va être encore pire !

     

    Tout cela, je vous conseille de le méditer,

    Et comme moi, vous aurez envie de vous défouler !

    Un peu, beaucoup, c’est à vous de voir,

    Mais ne croyez pas à toutes ces histoires !

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